Après un long temps d'absence...

Je viens de repasser moi aussi plus ou moins sur ce blog laissé complètement à l'abandon et suis tombée sur le commentaire d'une certaine Caro, future hypokhâgneuse. Je te réponds donc chère demoiselle...
OUI nous y avons survécu.mais bon en même temps moi je suis vite partie lol...
Donc bon en tous cas toutes mes condoléances à toi si tu vas à Janson mais ya quand même des bons côtés en prépa...(faut juste savoir ce qu'on vient y chercher...)
Préviens nous si tu es prise...
Et bon courage...

# Posté le lundi 13 août 2007 16:49

Colo

Colo
Me voilà reviendue. De plus en plus triste à dire. Que dire d'autre ? Je suis rentrée à ma chère maison, retrouver ma chère vie ? Non, ça ne va pas. Peut être que ma vie est ailleurs, à torcher des momes comme dirait qelqu'un que je connais bien, quelqu'un que j'ai trompé. J'ai du mal à le croire moi même car je ne ressens aucune culpabilité ni rien de vraiment fort quand je repense à ce moment. Ca s'est passé c'est tout et puis c'était loin, dans ce monde à part où les problèmes n'en sont pas. Tu devrais essayer Nec, c'est comme l'alcool en moins dangereux pour la santé et aussi enivrant. Et cette vertu de l'oubli. C'est important. Je n'aurais pas du céder je sais mais c'était tellement tentant de jouer, rien qu'un jeu, juste pour se dire qu'on pourra caliner quelqu'un le soir venu, sans plus de sexualité que ça qui plus est. Je ne sais pas. Je ne sais rien, mais là bas on a l'impression qu'on sait des choses, et mieux encore, qu'on fait des choses, utiles, qui se voient. On est acteur de sa vie. Ici j'attends, j'attends que ce soit mieux, là bas on travaille à faire toujours mieux et quand on a réussi ça se voit, on en est sûr. Je voudrais repartir là bas, dans mon paradis artificiel à moi. Je n'en connais pas de meilleur...


Bidule

# Posté le samedi 22 avril 2006 16:35

Avis aux insomniaques...

Avis aux insomniaques...





Apprends à dormir,

Noir Désir.


Il se passe des heures ici
Sans que rien ne troue l'ennui
Comme le temps qui coule essaie
De nous assassiner

A genoux sous la lune
Ou quand le soleil enclume
Comment se retendent les nerfs
Des révolutionnaires ?

Et comme les illusions croulent
Je pouvais pleurer tout mon soul
Attendons seulement le soir
Personne ne peut nous voir

Apprends à dormir
Glisse lentement
Sans réfléchir
Mais n'me demande pas comment

Oh, ton âme est lasse
Elle a du trop revoir hélas...
Les mêmes choses et les mêmes gens
Et toujours comme avant

Ici quelque part en France
En attendant l'écheance
Certains n'eprouvent ni fierté
Ni honte à être nés

Apprends à dormir
Glisse lentement
Sans réfléchir
Mais n'me demande pas comment.
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# Posté le samedi 15 avril 2006 17:02

Modifié le mardi 05 juin 2007 01:47

Oceano Nox, Victor Hugo.

Oceano Nox, Victor Hugo.




Oh ! Combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines,
Dans ce morne horizon se sont évanouis !
Combien ont disparu, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis !


Combien de patrons morts avec leurs équipages !
L'ouragan de leur vie a pris toutes les pages,
Et d'un souffle il a tout dispersé sur les flots !
Nul ne saura leur fin dans l'abîme plongée.
Chaque vague en passant d'un butin s'est chargée ;
L'une a saisi l'esquif, l'autre les matelots !


Nul ne sait votre sort, pauvres têtes perdues !
Vous roulez à travers les sombres étendues,
Heurtant de vos fronts morts des écueils inconnus.
Oh ! Que de vieux parents, qui n'avaient plus qu'un rêve
Sont morts en attendant tous les jours sur la grève
Ceux qui ne sont pas revenus !


On s'entretient de vous parfois dans les veillées.
Maint joyeux cercle, assis sur des ancres rouillées,
Mêle encor quelque temps vos noms d'ombre couverts
Aux rires, aux refrains, aux récits d'aventures,
Aux baisers qu'on dérobe à vos belles futures,
Tandis que vous dormez dans les goëmons verts !


On demande: - Où sont-ils ? Sont-ils rois dans quelque île ?
Nous ont-ils délaissés pour un bord plus fertile ? -
Puis votre souvenir même est enseveli.
Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire.
Le temps, qui sur toute ombre en verse une plus noire
Sur le sombre océan jette le sombre oubli.


Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue,
L'un n'a-t-il pas sa barque et l'autre sa charrue ?
Seules, durant ces nuits où l'orage est vainqueur,
Vos veuves aux fronts blancs, lasses de vous attendre,
Parlent encor de vous en remuant la cendre
De leur foyer et de leur c½ur !


Et quand la tombe enfin a fermé leur paupière,
Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre
Dans l'étroit cimetière où l'écho nous répond,
Pas même un saule vert qui s'effeuille à l'automne,
Pas même la chanson naïve et monotone
Que chante un mendiant à l'angle d'un vieux pont !


Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots, que vous avez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c'est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir quand vous venez vers nous !
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# Posté le samedi 15 avril 2006 16:54

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:10

Qu'est-ce que c'est que ce monde de fous????

Qu'est-ce que c'est que ce monde de fous????
Et voilà, un de plus en HP....





Mais qu'est-ce que c'est que ce monde où tout le monde devient fou, où tout le monde se fait interner, où la schizophrénie guette à tous les coins de rue, où rester perché est monnaie courante, où la mémoire flanche, où les nez saignent, où l'on se noie dans le vin, où tout le monde cherche un échappatoire au quotidien et où personne ne le trouve réellement, où l'oubli ne se trouve que dans la folie?

Monde apeurant... Comment on y échappe? Comment on survit là-dedans?

# Posté le samedi 15 avril 2006 16:51

Modifié le lundi 04 juin 2007 11:12